Populismes indiens par Sylvie Guichard , le 15 novembre Depuis l’élection au poste de Premier ministre de Narendra Modi, l’homme fort du nationalisme hindou, les discriminations contre les minorités se multiplient en Inde, et la liberté d’expression ne semble plus garantie. La démocratie indienne peut-elle résister à la montée en puissance d’une extrême droite autoritaire et xénophobe ? Si les partis politiques porteurs de l’idéologie nationaliste hindoue, le Bharatiya Jana Sangh (BJS) de 1951 à 1977 puis le Bharatiya Janata Party (Parti du peuple indien – BJP) depuis 1980, ont oscillé entre des phases d’extrémisme et de modération [1], depuis l’élection de Narendra Modi…
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Donald Trump isn’t the end of the world, but climate change may be At the precise moment that Donald Trump was giving his acceptance speech live, I was in a room packed with a thousand people in Sydney, listening to Maria Tiimon Chi-Fang, a leading activist from the island state of Kiribati. All day I had been sending emails with the subject line « It’s the end of the world ». I suddenly felt embarrassed by the privilege of this hyperbole. If Trump does what he says and rolls back the (insufficient) climate progress won under President Barack Obama, inspiring other nations to do…
TRUMP : POURQUOI L’AMÉRIQUE A-T-ELLE ÉLU UN BEAUF ? Impensable mais vrai, l’ancien patron des concours de Miss Univers est aujourd’hui à la tête de la première puissance mondiale. Que s’est-il donc passé dans la tête des électeurs américains ? La sociologue Carol Mann nous fournit quelques réponses. Texte : Carol MannPropos recueillis par Alice Pfeiffer Il balance une horreur xénophobe, sexiste, ou tout simplement erronée après l’autre…et pourtant. Contre Hillary pour certains, franchement pro-Trump pour d’autres, le candidat qui avait tout d’un gag a séduit les États-Unis. Après le Brexit, « nous sommes dans l’ère de l’impossible devenu pour beaucoup la seule solution » dit Carol…
LIVRES: Comment la violence vient aux groupes À propos de : Donatella della Porta, Clandestine Political Violence, Cambridge University Press par Ami-Jacques Rapin , le 7 novembre S’appuyant sur les derniers développements de la sociologie des mouvements sociaux, Donatella della Porta propose un modèle novateur pour penser les violences armées clandestines. Sans s’encombrer du concept de terrorisme, elle vise à identifier les divers mécanismes à l’œuvre dans la lutte politique armée. Recensé : Donatella della Porta, Clandestine Political Violence, Cambridge University Press, 2013, 338 p. Publié en 2013, Clandestine Political Violence a reçu un accueil plutôt discret et moins enthousiaste qu’on aurait pu l’imaginer compte tenu de la renommée…
Saudi Arabia ‘deliberately targeting impoverished Yemen’s farms and agricultural industry’ Increasing evidence suggests Kingdom is not merely bombing civilians in neighbouring country, but systematically targeting infrastructure survivors will need to avoid starvation when the war is over The Yemen war uniquely combines tragedy, hypocrisy and farce. First come the casualties: around 10,000, almost 4,000 of them civilians. Then come those anonymous British and American advisers who seem quite content to go on “helping” the Saudi onslaughts on funerals, markets and other obviously (to the Brits, I suppose) military targets. Then come the Saudi costs: more than $250m (£200m) a month, according to Standard Chartered Bank – and this…
Georges Corm : « Parler de “jihad” dans le cas des opérations terroristes est une aberration » Dans le contexte actuel où les attentats terroristes bouleversent la vie des peuples des deux côtés de la Méditerranée, les analyses de Georges Corm, historien libanais, sont une bouffée d’oxygène pour résister à la théorie du « choc des civilisations ». Son dernier ouvrage, « Pensée et Politique dans le Monde Arabe », comble les lacunes de notre mémoire historique et constitue un puissant antidote au pessimisme ambiant. Dans cette interview accordée en exclusivité à Investig’Action, Georges Corm décortique également les motivations des départs de jeunes européens en…
Arundhati Roy announces second novel after 20-year gap The Ministry of Utmost Happiness follows her debut, The God of Small Things, which won the Booker prize in 1997 By Alison Flood Twenty years after Arundhati Roy won the 1997 Booker prize for her debut novel The God of Small Things, the Indian novelist’s second, The Ministry of Utmost Happiness, is set to be published in 2017, her publisher has announced. Roy has published a wide range of nonfiction, covering topics from the US invasions of Iraq and Afghanistan to a condemnation of India’s nuclear tests, since she won the Booker in 1997 for her…
Shimon Peres was no peacemaker. I’ll never forget the sight of pouring blood and burning bodies at Qana Peres said the massacre came as a ‘bitter surprise’. It was a lie: the UN had repeatedly told Israel the camp was packed with refugees When the world heard that Shimon Peres had died, it shouted “Peacemaker!” But when I heard that Peres was dead, I thought of blood and fire and slaughter. I saw the results: babies torn apart, shrieking refugees, smouldering bodies. It was a place called Qana and most of the 106 bodies – half of them children – now lie beneath the UN camp where they…
Les femmes et le genre en Irak : entretien avec Zahra Ali Sociologue spécialisée dans les études sur les femmes et le genre en relation avec l’islam et le Moyen-Orient, Zahra Ali s’apprête à publier un ouvrage sur « les femmes en Irak d’après Saddam ». De la formation de l’état irakien à la période post invasion américaine, l’auteur analyse l’évolution du cadre juridique relatif au droit de la femme. Si l’invasion américaine a exacerbé les tensions ethno-confessionnelles déjà présentes au sein du pays, elle a également participé à bâtir une vision régressive du droits des femmes dans la société. Ainsi, Zahra Ali…
Sur la trace d’Edouard Glissant Il était poète, romancier et penseur. L’auteur du «Discours antillais», qui est mort ce 3 février 2011 à l’âge de 82 ans, poursuivait un combat littéraire pour nous libérer de toutes les horreurs identitaires, de tous les faux-semblants de l’ethnie et de la race. A l’occasion de la sortie de «Tout-monde», en 1993, il avait accordé ce grand entretien au «Nouvel Observateur». Edouard Glissant. – Le roman est pour moi le lieu idéal où peuvent s’échanger les imaginaires et observer ensuite ce qui se passe. Un des personnages de «Tout-monde» a fait successivement la guerre d’Indochine et d’Algérie…