par chekib abdessalam
Saint-Augustin de Hippone
Au cours de sa visite à Alger et à Annaba (anciennement Bone et Hippone) en avril 2026, le pape Léon XIV, membre de l’ordre de Saint-Augustin de Hippone, a mis en lumière la richesse patrimoniale du Maghreb.
Fils spirituel de Saint Augustin, avant d’être élu pape par ses pairs, le futur souverain pontife était déjà venu à Annaba en 2001 et en 2013. Cette visite constitue la première visite d’un pape dans cette région méditerranéenne d’Afrique.
À Alger, à Annaba (anciennement Bone et Hippone), les cimetières historiques et ceux plus modernes du 20e siècle, ont vu leurs stèles brisées, leurs inscriptions effacées et leurs sarcophages ouverts comme des vitrines.
🔸 Face cachée
L’état de délabrement des tombes de chrétiens dans les cimetières algériens durant la récente visite du pape Léon XIV à Alger et à Annaba est indescriptible. Issu étant de l’ordre de saint-augustin de Hippone, le pape a visité la basilique de saint Augustin à Annaba. Les autorités d’Alger ont organisé une visite de façade après avoir ravalé celle de la basilique, ainsi que celle de Notre Dame d’Afrique, et balisé un itinéraire strict.
À quelques pas de là, nous découvrons un spectacle affligeant, macabre : la face cachée de la visite du souverain pontife en Algérie. En effet, les sépultures de chrétiens sont complètement vandalisées, profanées, abandonnées de manière choquante dans toutes les grandes villes d’Algérie y compris à Annaba – Hippone de saint Augustin.
À Annaba, la basilique de Saint‑Augustin, qui abrite les reliques du fondateur de l’ordre, n’a pas échappé au malheur. Les sépultures situées juste en face de l’église ont été abandonnées à la poussière : les pierres sont fissurées, les gravures ont disparu, de nombreuses croix sont tombées en pièces ou ont été arrachées. La visite du pape a été accompagnée d’un silence profond, presque douloureux, comme s’il pressentait un malaise face à cette détérioration massive dissimulée mais si proche.
Le pape, bien que profondément respectueux des traditions locales, n’a pas visité ces cimetières violés. L’Église catholique algérienne s’efforce certainement de préserver le patrimoine chrétien. Aurait-elle lancé un appel aux autorités pour une protection urgente de ces lieux ? En tout état de cause, cela semblerait naturel. On ne viole pas une sépulture quelque soit la religion du défunt. Voilà une règle élémentaire de respect d’autrui, mort ou vivant.
Cette visite papale, loin d’être un simple acte de solidarité, révèle-t-elle une profonde fracture entre la modernisation urbaine et la préservation du patrimoine chrétien ancien ? Les sépultures, symboles de foi et de mémoire, sont désormais des témoins silencieux d’un inquiétant délabrement.
Il est à noter l’absence notoire des fidèles ou chrétiens locaux durant tout le voyage organisé, des chrétiens fantomatiques, sous haute surveillance comme tout un chacun en dictature bananière des généraux Fln/Anp.
Les organisateurs ne sont pas des enfants de chœur. Ils n’assistent pas le prêtre lors d’une célébration. Notons également, la présence dans les géoles des pirates barbaresques du port d’Alger, d’un journaliste sportif français, Christophe Gleizes, incarcéré pour sept ans après un jugement sommaire d’une justice expéditive aux ordres, confirmé par la cour d’appel de Tizi-Ouzou. L’expérience de la grâce divine est pourtant centrale dans la spiritualité de Saint Augustin.
🔸 Chrétien qui veut reposer en paix, fais ton choix












Qu’en est-il chez les voisins de la république bananière françalgérie ? Comment est traité l’étranger qui repose au Maroc et en Tunisie ?


