L’Algérie, le Venezuela et l’Iran ont noué des liens étroits au fil des années, formant un axe stratégique dans leur lutte contre l’influence occidentale. Cependant, cette alliance repose sur des fondations fragiles et met en jeu les intérêts de chacun des pays impliqués. Dans ce jeu d’alliances complexes, la question se pose : à quel prix l’Algérie et ses partenaires parviendront-ils à maintenir leur coopération face aux défis internes et externes qui les menacent ?
Le maillon de la chaine intolérant
L’Algérie est désormais considérée comme le dernier maillon d’une chaîne de proxys qui se tiennent par la main afin de maintenir, un tant soit peu, leur hégémonie dans une région déjà bien instable. Cet État-nation néocolonial a adopté une posture de plus en plus agressive vis-à-vis de ses voisins et de la communauté internationale au fil des années, notamment depuis sa mise en place d’une alliance stratégique avec l’Iran en 2005.
Cette coopération militaire secrète entre les deux pays s’est accentuée avec le raid israélien à Téhéran en juin 2025 qui a coûté la vie à plusieurs officiers supérieurs algériens impliqués dans des missions confidentielles. De surcroît, l’Algérie s’est distinguée par son antisémitisme et son racisme anti-français historiques gravés dans leur hymne national officiel depuis les années 1960, ou encore trés récemment par la prise d’otage du journaliste sportif Christophe Glèzes – emprisonné et condamné pour terrorisme (sic) – et par la chasse aux buches des chrétiens en Kabylie ou en oranie, faisant preuve d’un sectarisme radical et d’un profond malaise identitaire, social et politique au sein de la société algérienne.
En outre, cette entité est devenue un acteur majeur du trafic de drogue et de l’industrie pétrolière mafieuse à l’échelle internationale. L’alliance avec des régimes comme le Venezuela de Nicolás Maduro et la Corée du Nord de Kim Jong-un ne fait qu’ajouter au chaos et aux tensions qui règnent déjà dans cette partie du monde. Sans préjudice de ses relations au beau fixe avec les États parmi les plus corrompus de la planète et les paradis fiscaux divers et variés.
Ainsi, l’Algérie est le dernier proxy à avoir établi de solides liens avec ses alter-ego, narco-États et régimes autoritaires. Son antisémitisme et son racisme anti-français historiques actuels ont contribué au malaise social et politique en Algérie. De plus, elle est devenue un acteur si influent du trafic de drogue et de l’industrie pétrolière mafieuse à l’échelle mondiale en raison de sa position géostratégique, méditterranéene et sahélo-saharienne, et de ses ressources naturelles. Cela depuis le début des années 90 défrayant la chronique “au temps d’Air Cocaïne” et des semi-remorques d’Amérique latine, du Cap-Vert, des deux Guinées, de Kano, de Tombouctou, d’Alger, d’Oran et de Skikda.
Alger sème la zizanie dans la sous-région
Avec ses outils et instruments tels que milices, groupes islamistes, faux et vrais terroristes, Alger qui, autrefois, réglait ses alliances et mésalliances à coups de valises diplomatiques pleines de petites coupures, sème la discorde au Sahel et infiltre insidieusement l’ancienne métropole de Marseille à Tourcoing. Pour cela , elle dispose de leviers tels que l’islamo-gauchisme, la maffia Dz, un réseau consulaire de barbouzes et le culte musulman algérien émanation de la Grande mosquée de Paris.
Enfin, les observateurs le constatent chaque jour un peu plus, l’alliance avec des régimes comme le Venezuela, l’Iran et la Corée du Nord, influence les équilibres régionaux et internationaux en accentuant les tensions dans une région déjà instable. Elle renforçe la mainmise des proxys sur divers domaines d’influence tels que le terrorisme ou l’industrie pétrolière, le narco-traffic ou l’orpaillage sauvage.
Axe Caracas-Alger-Téhéran : à qui le tour ?
Après la chute de Maduro et les événements en cours dans une trentaine de grandes villes de l’Ouest iranien, va-t-on assister à une descente aux enfers du régime autoritaire d’Alger, plate-forme méditerranéenne des narco-États ?
La situation est critique pour l’axe Caracas-Alger-Téhéran. Les récents événements au Vénézuela et en Iran ont mis en lumière la fragilité de ces régimes et leur incapacité à faire face aux défis internes et externes qui les menacent. L’Algérie, en tant que maillon crucial de cet axe dans la région méditerranéenne, se retrouve également sous pression.
Les narco-États et les régimes autoritaires ont besoin d’un allié stable pour maintenir leur influence dans cette zone strategique. Or, l’Algérie est elle-même confrontée à de nombreuses difficultés économiques et sociales qui pourraient miner sa stabilité. Si les dirigeants algériens ne parviennent pas à répondre aux attentes de leurs partenaires, ils risquent de se retrouver isolés et vulnérables.
Dans ce contexte d’incertitude, la question se pose : à quel prix l’Algérie parviendra-t-elle à maintenir son rôle au sein de cet axe ? Et surtout, qui sera le prochain à subir les conséquences de cette alliance complexe et risquée ? Il est difficile de prédire l’avenir, mais une chose est certaine : l’axe Caracas-Alger-Téhéran est aujourd’hui plus que jamais sur la sellette, et tous ses membres pourraient être amenés à payer un prix élevé pour leur collaboration.
Silence, la roue tourne
Qui se souvient du bon vieux temps où le président-colonel Chadli Benjedid nommait son cousin germain ambassadeur à Caracas ? L’orgueil n’est-il pas ce sentiment exagéré de sa propre valeur ? Qui présentement pour ravaler sa salive ? On comprend mieux l’immobilisme ou silence assourdissant d’Alger aprés l’arrestation du frère narco-traffiquant Nicolás Maduro spécialiste en l’espèce du trucage d’élection si cher à El-Mouradia. Ne sont-ils plus que deux ? L’alliance pourtant marche sur trois pattes.
Chekib Abdessalam, essayiste
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par Chekib Abdessalam

